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"Cependant, quelle que soit la force d'une habitude, une démocratie ne vaut que par la qualité de ses citoyens. Plus que d'une instruction civique, ceux-ci ont besoin d'une morale sociale. C'est cette conviction qui nous a guidés dans la rédaction de ce manuel" René GALLICE et Marcelin TRAVERSE " INSTRUCTION CIVIQUE LE METIER DE CITOYEN " 1951

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DE LA BRITANIE


La notion de BRITANIE est déjà très ancienne dans mes conceptions politiques. Je ne sais même pas ce qu'elle signifie réellement, j'en laisse le soin aux gens dont c'est le métier. A l'origine du mot, on trouve l'ancienne dénomination de la Grande Bretagne. Mais je peux affirmer avec certitude ce que cette notion n'est pas. Elle est à cent mille lieues de notre monde actuel, monde fait de violence, monde fait d'intransigeance, monde fait de malheur, monde fait de stupidité, d'extrêmisme de toute sorte...

Simplement et avec une certaine sérénité, je veux établir un monde qui me ressemble, fait de bonne volonté et surtout d'humanité. Certains composent de remarquables poêmes, édifient des choses hors du commun, se battent contre vent et marée. Modestement je fais d'une passion, le droit constitutionnel, un levier pour exprimer mes craintes, mon déssaroi mais aussi mes valeurs au sein d'un monde instable et en mouvement.

Je le pense et je le répète : actuellement nos valeurs sociales et économiques sont inhumaines et dégradantes. Elles engendrent de plus en plus la pauvreté et la précarité alors qu'une caste minoritaire mais toujours dominante concentre entre ses mains tous les pouvoirs. Voilà l'idée générale partager par bon nombre de personne. Ce n'est qu'un simple constat. Mais me m'y rallie sans honte.  Ce que je pense là est valable pour la France mais aussi pour toutes les démocraties occidentales: la crise de 2008/2009 est passée par là. Avant cela notre insouciance ne nous permettait pas d'avoir la même vision du monde telle qu'il est...

Il faut redonner au citoyen sa place et le rôle qui doit être le sien au sein d'une démocratie digne de ce nom. Mais nos dirigeants successifs ne font que perpétrer la dégradation de nos sociétés occidentales ; je ne suis même pas sur qu'ils en ont conscience. Et bien sur chacun d'entre eux y va de son remède mais personne ne s'attaque à l'essentiel : nos racines et notre histoire. Je pense que c'est en partant d'une analyse qualitative et « humaine » de notre histoire que l'on peut tirer des leçons de notre passé afin d'éviter aujourd'hui les erreurs d'autrefois.

Il faut avoir une vision saine mais sans esprit partisan de tout ces phénomènes qui ont jalonnés notre passé. L'histoire européenne mérite que l'on la raconte peut être non pas autrement mais différemment, avec un autre regard, un regard résolument plus critique. Ainsi Il ne faut pas s'étonner si dans les régimes totalitaires comme l'Allemagne Nazie ou l'Italie Fasciste la personne de l'homme figure au premier plan. Cette volonté a donner les pires atrocités, je vous l'accorde, mais elle partait peut être d'un bon principe : redonner à l'homme un repère dans la société afin que cette dernière puisse le mettre au centre de ses préoccupations. Bien sur que tout totalitarisme est à combattre car " Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune". On oublie souvent la deuxième phrase de l'article premier de la D.D.H.C* du 26 août 1789. A elle seule, elle mérite un développement, mais les constituants de 1789 avaient donc la volonté de replacer l'homme, le citoyen, au centre du contrat social.

De nos jours, seul le profit et le capital de quelque sorte qu'il soit a droit de cité. On distingue le riche ou le puissant par la manière dont il dispose instantanément de son capital et la façon dont il le fait travailler avec cette unique notion de profit et de minimisation des risques. Qu'il existe des possédants, des "riches  bourgois" comme le clame haut et fort la littérature communiste, cela n'est pas un obstacle en soi à condition que ces richesses possèdées ne servent pas à asservir d'autres hommes, d'autres entreprises, d'autres états... Nos sociétés sont frileuses et le resteront tant que des réformes profondes n'auront pas vues le jours. Mais qui pourra les mener ? Qui sera assez fou pour même avoir le courage d'en parler ? En faisant cette remarque, on ne peut que constater : nos institutions dites « démocratiques » ne sont plus adaptées au monde d'aujourd'hui (si seulement elles été un jour...),elles font face à toute sorte de menaces qui ont l'air de se conjuger: rappelons la menace climatique, terroriste, nucléaires...

Dans ma conception , je reprends à mon compte le texte de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, qui nous indique que "l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publiques et de la corruption des gouvernements". Je rappelle que cette déclaration qui se veut universelle et qui le demeure à mes yeux et aussi la déclaration des droits du Citoyen. Car le citoyen est bien au centre de notre débat  ; nos aînés l'avaient compris. Ce n'est en aucun cas une nouvelle lecture des droits de l'homme.

Il faut donc que le peuple par l'intermédiaire de ces institutions se protège de ces dérapages dont on sait qu'ils peuvent conduire à la négation de la personne. Je me sert donc de l'histoire constitutionnelle et du droit constitutionnel pour établir mes conceptions et pour démontrer mes raisonnements. Car j'ai justement besoin de justifications et de régler certains comptes avec certaines personnes ou institutions. En écrivant ces mots une question me revient sans cesse : dois-je vraiment poursuivre ce chemin qui me permettra d'ériger la République de Britanie ? Il ne fait plus de doute qu'elle existe dans ma réalité virtuelle. Chaque jours de plus en plus.

Aujourd'hui le monde est ravagé par un mal endémique que ni les politiques ni les scientifiques ne savent endiguer : c'est au peuple et à lui seul à qui revient le droit de conduire sa propre destiné. La libre autodétermination des peuples et des minorités est un droit essentiel de la condition humaine.

Bien sur, on ne bâtira jamais une nation sur la seule couleur de peau des individus qui la composent, les exemples récents de la guerre en ex-Yougoslavie en démontre l'absurdité. Mais dans cette affaire, comme dans tout les autres conflits que le monde a supporté et continue de supporter , il ne fait aucun doute que notre l'humanité entière est responsable.

C'est au travers de cette conception virtuelle, que je traduis mes véritables conceptions de la politique au sens le plus noble du terme  Je le pense d'autant plus que bon nombre de philosophies politiques ont trouvé leur genèse dans la rédaction d'un ouvrage. Mais attention : je n'ai pas la prétention ni le courage de me mettre au même niveau que le grands penseurs ou dictateurs de notre temps. Ni Lénine, ni Marx, ni Hitler ne sont pour moi des modèles. Leurs idéologies restent pour moi la négation même de l'être humain. Comment cette barbarie a-t-elle était permise...? Il ne faut faire aucun amalgame: comment des gens peuvent-ils encore se réclamer de ces idéologies négationistes, barbares, dégradantes et méprisantes pour tout un chacun. Que la tolérence revienne un peu dans les esprits... Voilà aussi mon combat... 

Il faut donc revenir à une conception plus humaine de la politique au risque de me répéter mais c'est la réalité, ma réalité. L'objection que l'on pourrait me formuler et que ma conception porte en elle même les germes d'un totalitarisme puissant. Je ne le nie pas ; mais c'est là un risque à courir. Tout peut être sujet à caution, n'est-ce pas messieurs les nègationistes de tout poil. Mais rappelons que justement toute société a le droit et surtout le devoir de se protéger contre ses éventuelles détracteurs. Je pense à l'Allemagne actuelle qui a une cour constitutionnelle qui empêche justement ces débordements et dont on célèbre actuellement le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Il ne fait pas de doute que la conception que nous avons de la société reste très superficielle et archaïque parce que nous le voulons bien. Perdu dans nos égoismes et notre consommation de masse, nous ne remarquons même pas que le communautarisme s'installe doucement dans nos sociètés occidentales. La Nation, ce n'est pas un ensemble d'individus qui vivent en commun mais c'est plutôt une communauté avec ses aspirations propres, ses rêves, ses buts communs qui en fait doivent se traduire par uniquement le bonheur de tous : voilà le véritable but de la société : le bonheur ou du moins la conscience de vouloir vivre en paix et en bonne intelligence avec la nature et le monde qui nous environne. Bien sur cela peut sembler bien prétentieux de vouloir affirmer cela. Mais c'est une réalité qui est vécu au quotidien par des milliards d'êtres humains.

Je ne veux rien prouver, je ne veux rien démontrer.

La constitution d'un état est bien plus qu'un pacte ou un contrat social à la mode de Jean-Jacques Rousseau. Une constitution doit être ( c'est le cas pour cette réalité virtuelle qu'est la République de Britanie ) la racine de toute société. Elle doit contenir en elle même sinon les bases du moins les aspirations du peuple qu'elle entend gouverner. Mais ce peuple doit lui aussi être mature et adroit. Mais comment dans l'état actuel de notre monde on peut redonner courage et force au gens qu'on a souvent pris pour des moins que rien ?.

La constitution doit elle aussi être à la base de différentes sources, de différentes méthodes pour gouverner. Ainsi le code de la nationalité doit faire en sorte que l'identité nationale au sens le plus noble du terme ne soit pas bafouée ni de l'intérieure ni de l'extérieure. La justice se doit d'être une fois pour toute indépendante du pouvoir exécutif et cela une fois pour toute. Il faut revenir à l'essence même de la démocratie ou le citoyen a un rôle déterminant dans la conduite des affaires politiques. Il faut abolir ces "castes dirigeantes" qui se perpétuent en leur sein et qui s'arrachent le pouvoir depuis longtemps.

Enfin, il est toujours permis d'espérer. Comment allons-nous sortir de ce marasme économique, de ce gâchis social. Il semblerait qu'à tout moment la pression faite sur le peuple soit tellement forte qu'une violente déflagration pourrait vite se transformer en révolution ...C'est ce qu'en attendent certains, mais je ne suis pas de cela."Cependant, quelle que soit la force d'une habitude, une démocratie ne vaut que par la qualité de ses citoyens. Plus que d'une instruction civique, ceux-ci ont besoin d'une morale sociale."(R. Gallice et M. Travers dans INSTRUCTION CIVIQUE-1951). Au risque de plagier ces auteurs, c'est cette profonde conviction qui m'a poussé dans la rédaction de cet ouvrage.